Mai – Providenciales

Mi-Mai.
Nous sommes rentrés depuis 6 semaines des Seychelles.
Il commence à faire beau mais je trépigne, j’ai une furieuse envie de retourner à Providenciales pour activer notre installation.
Je passe mon temps au balcon, cerné par la ville, à essayer d’apercevoir l’horizon quelque part.
J’ai déjà revu tous mes clients, j’ai de quoi faire par dessus la tête et plus de rendez-vous prévus.
C’est bientôt l’été, les affaires vont commencer à ralentir, un moment bien choisi pour partir.
J’hésite entre plusieurs cottages et finalement j’en trouve un  là ou nous nous étions échoués la première fois, je le prends pour six mois.
Je connais l’endroit, sur Facebook je retrouve la locataire précédente, nomade digitale et championne de kite surf hollandaise, elle est restée six mois également, avant de partir s’installer à Bonaire, une dépendance hollandaise plus au sud. Elle me file gentiment un plan pour acheter des vélos d’occasion.
J’ai l’habitude des meublés, cette fois-ci, il va falloir acheter de la vaisselle, raccorder le cable et me trouver un indispensable barbecue, se faire un nid tropical bien à nous.
Une alerte sur Googleflights me prévient que les vols vont  augmenter de 17% dans les 5 heures. C’est peut être du marketing, mais ça me paraît vraisemblable, en tout cas, ça s’est toujours vérifié, vraiment le meilleur plan pour trouver les meilleurs vols à bon prix.
En une soirée c’est plié, plus qu’une semaine pour se préparer.

A Providenciales, je sais que je vais trouver à peu prés tout ce qu’il faut pour la maison,  j’avais fait un repérage des magasin de bricolage et déco lors de notre dernière visite.


 

 

 

 


J’emmène l’essentiel, une valise de 23.8kg pour moi, une de 12 pour Melody, pour garder avec nous tout notre petit univers en quelques objets biens choisis.

Je vais encore me tuer le dos avec la mienne, je déteste la prendre, on l’appelle le sacerdoce.
Je me l’étais trimbalée un jour à Singapour et en Malaisie aussi laborieusement que le Géotrupe pousse sa boulette de bouse.
Un sacerdoce, vraiment.
L’avion est en retard à CDG, 1h10 seulement au lieu de 2h30 pour passer l’immigration US. Et c’est une vrai course contre la montre, c’est aussi le plus rapide, le vol American Airlines 63.
L’équipage n’a plus de fast pass dispo, ils n’ont plus le droit. Une gentille hôtesse nous installe dans les premiers sièges 15 minutes avant d’arriver avec d’autres passagers pour correspondances foireuses en terme de timing, c’est déjà ça de gagné.
J’imagine déjà comment sauver ma soirée et ma correspondance ratée en allant dîner au Rusty Pelican ce soir, j’adore cet endroit et sa vue sur la skyline de Brickell. Rien n’est jamais vraiment perdu quand on pense positif, surtout à Miami.
Et forcément, le miracle Américain se produit. Des types qui ont su organiser le débarquement en Normandie ne peuvent pas vous laisser en rade dans leur propre pays. J’ai même le temps de chercher une barquette de sushis tout frais comme d’habitude avant d’embarquer.
Nous nous enfonçons dans le triangle des Bermudes, jusqu’aux eaux turquoises de l’archipel des Turques & Caïques baignant dans la lumière orange du couchant.
Il semblerait que les valises ne circulent pas sur le même plan temporel que les passagers humains.
Normal, on est dans le triangle des Bermudes, et ni l’escadrille du vol 19, ni le PBY Catalina envoyé à la rescousse ne sont jamais arrivés nulle part, alors les bagages…
Ne jamais rien garder d’indispensable autre part que dans un bagage cabine, c’est une règle à suivre.
Les valises arriveront demain sur le prochain vol vers 1:00pm, après que nous ayons acheté une casserole à $40, une vaisselle de dinette hors de prix, des oreillers terriblement chers, un barbecue, une balayette à $1.99…
No stress, island time.

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